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La vie vaut la peine d’être vécue, même fragile

Dans les débats sur l’euthanasie, on imagine souvent que le désir de mourir serait clair, stable, définitif. L’expérience humaine dit autre chose. Au bord de la mort, le désir de vivre peut demeurer, même au cœur d’une grande souffrance.

La vie vaut la peine d’être vécue

Désir de mort fluctuant

Catherine pense à une amie atteinte de la maladie de Charcot. Elle souffrait beaucoup, n’avait pas pu bénéficier de soins palliatifs, et pourtant elle manifestait jusqu’au bout un désir de vivre. À partir de là, Catherine dit quelque chose de très simple et de très fort : le désir de mort est fluctuant. Il peut changer quand la mort approche. Voilà pourquoi il faut se méfier des conclusions trop rapides. Une parole prononcée dans l’épuisement ne dit pas toujours toute la vérité d’une vie. La fragilité appelle d’abord l’écoute, le soulagement, la présence, et une grande prudence.

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La messe : le sommet de sa semaine

vie vaut la peine d’être vécue jusque dans la messe du dimanche

Cette conviction n’est pas abstraite. Catherine l’a vérifiée auprès de sa propre mère, atteinte d’Alzheimer. Même très affaiblie, elle demeurait sensible, douce, capable de joie, de relation et d’attente. Elle allait à la messe le dimanche quand cela restait possible ; ce moment semblait être pour elle un sommet de la semaine. La maladie n’avait pas tout détruit. Elle avait même révélé une forme nouvelle d’abandon paisible. « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9). Une vie fragile ne devient pas une vie sans valeur. Elle révèle souvent, au contraire, ce que nous avions oublié de l’amour.

Conclusion

La vie ne vaut pas seulement quand elle maîtrise tout. Elle vaut aussi quand elle reçoit, quand elle attend, quand elle aime encore en silence.

Une parole qui éclaire

« Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12, 9).

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