Il existe une autre manière d’approcher la fin de vie : ne ni provoquer la mort, ni s’acharner contre elle. Seulement accompagner. Soulager. Veiller. Laisser une petite flamme s’éteindre doucement, dans la paix.
La vie vaut la peine d’être vécue
Venir dire au revoir
Après une fausse route alimentaire survenue le 25 décembre, l’équipe médicale a parlé franchement. Elle n’allait pas “tenter le tout pour le tout”, mais elle ne voulait pas non plus accélérer la mort. Elle a proposé environ trois semaines de soins palliatifs. Catherine et son frère ont aussitôt compris que ce temps permettrait à tous de venir dire au revoir. La décision n’a pas été prise contre la vie, mais pour une présence juste. Il ne s’agissait ni de prolonger artificiellement, ni de supprimer. Il s’agissait de laisser cette vie parvenir à son terme sans angoisse et sans violence.

Petite flamme vacillante

Catherine emploie une image très simple : sa mère était comme une petite flamme vacillante, qu’il fallait laisser s’éteindre tout doucement. Cette image touche juste. Les soins palliatifs n’ont pas volé du temps. Ils ont donné à ce temps sa vérité. Elle a pu venir chaque après-midi. Le personnel était remarquable, à l’écoute, disponible, humain. Sa mère dormait beaucoup, puis s’est éloignée progressivement, sans précipitation. Une mort digne n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut être cela : une main tenue, une angoisse apaisée, une présence fidèle jusqu’au bout.
Conclusion
Les soins palliatifs n’ont pas retiré la gravité de l’heure. Ils ont empêché qu’elle devienne une violence de plus.
Une parole qui éclaire

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Psaume 23, 4).
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