A Lourdes, Léon XIV s’est adressé, non pas aux pouvoirs publics mais aux personnes chargées de s’occuper les malades. Ce sont les professionnels de santé. Particulièrement, les médecins les invitent à exercer leur conscience et à veiller sur la personne qui souffre. Les débats sur l’euthanasie ont modifié la conception du métier médical qui faisait consensus jusque-là.
Veiller sur un malade, est-ce seulement le soigner ?

Rappelons que le médecin n’a pas à guérir le malade mais à le soigner et à veiller sur lui. Le verbe « veiller » est un verbe positif. Il implique une action qui peut se poursuivre même si les traitements ne permettent plus de guérir. Veiller signifie une attention, une vigilance. Le médecin doit aussi assurer la protection et assumer sa responsabilité.
Léon XIV parle d’une « personne souffrante ». Il n’évoque pas ici un simple organisme malade. La mission du médecin consiste à prendre soin d’une personne malade, d’assurer son accompagnement et de lui prodiguer les soins palliatifs pour soulager sa souffrance.
Donner la mort peut-il être une manière de soigner ?
Les partisans de l’euthanasie appuient leurs discours sur le respect de la volonté du malade et la nécessité d’apporter le soulagement de la douleur devenue insupportable. En réalité, ils focalisent leur attention sur la douleur et en oublient parfois la personne.
Les promoteurs des soins palliatifs s’intéressent à la personne même en fin de vie. Ils mettent l’accent sur le soulagement des différents types de douleur. C’est un acte de soin à part entière. Et c’est ici que l’intervention de Léon XIV est particulièrement intéressante. Elle fixe une limite absolue : on ne supprime pas la personne malade pour faire disparaitre sa souffrance.
Une vocation médicale à rappeler plutôt qu’à redéfinir ?
La tradition médicale, dans notre pays, est ancienne. Elle puise sa source dans la sagesse d’Hippocrate qui établit un code moral de l’exercice de la médecine ‘serment d’Hippocrate). La tradition judéo-chrétienne a aussi nourri le regard de notre civilisation sur la médecine. En effet, elle s’inspire de la conception de la dignité humaine : l’homme a une valeur absolue car il est à l’image et à la ressemblance de Dieu. C’est une exigence morale fondamentale. Elle irrigue la vocation du médecin et son éthique médicale.

Parole pour tenir

« J’étais malade, et vous m’avez visité. »
Évangile selon saint Matthieu, 25, 36.
Pour aller plus loin
Parlons-en !?
Envie d’en parler ? Nos bénévoles sont là pour vous écouter sur le chat’, en toute bienveillance et anonymat :







