Les soignants interpellent le premier ministre car:
| « Depuis quatre ans, aucune de nos inquiétudes n’a été prise en compte » : les soignants demandent au Premier ministre de les entendre sur l’« aide à mourir |
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« Il serait profondément incompréhensible qu’une loi d’une telle gravité soit imposée par une faible majorité de députés, au mépris des réalités du monde du soin. » Alors que la date de la commission mixte paritaire relative à la proposition de loi sur l’« aide à mourir » reste à fixer, le collectif Soins de vie interpelle le Premier ministre. Les vingt organisations professionnelles et sociétés savantes qui représentent des professionnels de santé réclament une « audience urgente » avec celui qui détient les clés de la suite du processus parlementaire (cf. « Aide à mourir » : le gouvernement maintient son calendrier). « Cette loi n’est pas la mienne », avait affirmé Sébastien Lecornu lors de sa nomination à Matignon.
Les soignants ont été « tenus à l’écart de l’élaboration d’un texte qui les concerne pourtant directement »
« Depuis quatre ans, aucune de nos inquiétudes n’a été prise en compte » « comme celles sur le handicap ou la liberté des établissements par exemple », s’insurge la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), le Dr Ségolène Perruchio. Et le processus parlementaire « n’a pas permis de faire vraiment évoluer le texte », observe-t-elle.
Le loi n’est pas votée mais la HAS est déjà au travail
Et, alors que le Parlement achève seulement sa deuxième lecture, la Haute Autorité de santé (HAS) a déjà été saisie début février par le ministère de la Santé pour travailler sur le thème des « substances létales pour l’aide à mourir et conditions d’administration ».
L’appel des soignants, émis le 7 mai, est pour le moment resté lettre morte. En parallèle, une pétition a été lancée : « Je, soussigné Soignant, refuse de pousser la seringue qui tue ».
Et vous qu’en pensez vous? Nos bénévoles sont là pour vous écouter sur le chat’, en toute bienveillance et anonymat :
Pour aller plus loin:
Sources de la synthèse de presse : Le Figaro, Agnès Leclair (26/05/2026) ; Je, soussigné Soignant, refuse de pousser la seringue qui tue (26/05/2026)






