Quand la fin de vie approche, une angoisse surgit : « Et si l’on décidait pour moi ? Et si l’on provoquait ma mort sans que je puisse dire non ? »
Cette peur est humaine. Et surtout, elle est légitime. Cependant, sachez qu’il existe des protections réelles, juridiques et médicales, pour s’assurer de ne jamais subir une euthanasie non désirée.
Concrètement, vous pouvez reprendre la main. Vous pouvez affirmer votre volonté d’être accompagné, soulagé, respecté. Et ainsi choisir les soins palliatifs comme chemin.
Dire non : un droit absolu
Vous avez parfaitement le droit de refuser l’euthanasie. En effet, personne ne peut décider à votre place quand votre vie doit s’arrêter. L’essentiel est de formuler clairement votre volonté. En effet, pour cela, vous pouvez utiliser les directives anticipées.
C’est un document écrit, signé, dans lequel vous indiquez noir sur blanc que vous refusez l’euthanasie et que vous souhaitez les soins palliatifs.
Ainsi, ce texte s’impose à l’ensemble de l’équipe médicale. Il est là pour protéger votre liberté. De plus, il rassure votre famille. Enfin, il met de la clarté là où parfois la peur peut tout brouiller.

Le tiers de confiance : une voix pour vous représenter
par ailleurs, il est très important de ne pas être seul quand votre conscience vacille ou que la fatigue envahit tout votre corps.
C’est précisément à ce moment-là que vous pouvez désigner un tiers de confiance. C’est une personne qui parle en votre nom. Elle est chargée de porter votre volonté, de rappeler votre refus d’être euthanasié, et de confirmer votre choix d’être accompagné dans le cadre de soins palliatifs.
Concrètement, ce dispositif prévu par la loi, est puissant. Il constitue une garantie contre la peur d’être trahi. Mais surtout, il demeure une présence qui veille.
Les soins palliatifs : accompagner, pas abandonner
De plus, l’objectif des soins palliatifs n’est pas de prolonger artificiellement la vie. C’est de soulager, d’apaiser la douleur, pour la prendre en charge tant dans sa modalité physique que dans sa modalité psychique. Derrière, c’est l’angoisse, la solitude et la peur. Les soins palliatifs ne constituent pas un acharnement. Ils sont une présence, une simple main sur l’épaule, une douce voix qui rassure, et une équipe autour de vous qui croit que votre vie garde une valeur inestimable jusqu’au bout. C’est ce qu’on appelle la dignité.

Une liberté intérieure : tenir jusqu’au dernier souffle
Refuser l’euthanasie n’est pas s’accrocher coûte que coûte, c’est seulement exercer votre liberté profonde, celle d’être accompagné, d’être entouré, d’être aimé.
C’est la parole de Jésus dans la Bible qui dit : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau, et je vous donnerai le repos. » (Matthieu 11,28)
En la fragilité, il existe une paix que la technique ne sait pas donner, c’est la paix d’être respecté.
En conclusion
Vous n’êtes jamais démuni. Car votre volonté peut être respectée, et les choix que vous souhaitez voir promus seront protégés. Ainsi, votre fin de vie sera un passage, pas une rupture, pas une angoisse. Ce sera un lieu de vérité, pas un protocole.
Parlons-en
Envie d’en parler ? Nos bénévoles sont là pour vous écouter sur le chat’, en toute bienveillance et anonymat :







