Médecin tenant le serment d’Hippocrate devant un patient, illustrant le dilemme moral de donner ou non la mort.
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L’État sait-il encore où il s’arrête ? Le jour où la mort devint un service public

Comme beaucoup, je suis l’actualité et le projet de loi sur la fin de vie. Et une question me traverse l’esprit : « Jusqu’où l’État peut-il décider de ce qui fait la dignité d’une existence ? ». Réguler la mort, est-ce protéger la liberté, ou la confisquer ?

Quand la loi veut encadrer l’indicible

Agent administratif assis derrière un guichet portant l’enseigne « Service de fin de vie », illustrant une dérive de l’État.

En effet, qui a le droit moral de codifier la mort ? Seulement, l’État veut la gérer comme un service : propre, réglé, dédramatisé. Comme si légiférer sur la douleur suffisait à ce qu’elle devienne acceptable. Mais la douleur, elle, ne se légifère pas.

Un État qui veut tout régler

Je me demande : à force de vouloir tout maîtriser, l’État n’oublie-t-il pas l’essentiel ?

La loi voudrait soulager. Ainsi, elle trace une ligne invisible : d’un côté, les vies “dignes”, de l’autre, les vies “inutiles”. Et ce glissement me trouble : car lorsque la mort s’érige en droit, la vie risque de n’être plus qu’une possibilité parmi d’autres.

Le pouvoir de dire qui mérite de vivre

Peut-être que cette volonté d’encadrer vient d’une peur : celle de ne plus savoir accompagner. L’État légifère quand il ne sait plus soigner.

Mais la tendresse, la présence et la compassion ne s’imposent pas par décret — elles ne naissent que dans le don libre et sincère. Elles s’apprennent, une main après l’autre, dans le secret des chambres et non dans les décrets.

Dossier intitulé « Fin de vie » posé sur un bureau administratif, symbolisant la bureaucratisation de la mort.

 

Retrouver la conscience du vivant

Pourtant, tout n’est pas perdu. Nous pouvons encore rendre à la conscience sa juste place. Car la dignité ne se vote pas : elle se reconnaît. Chaque être garde, jusqu’au bout, un éclat de vie que personne ne peut lui retirer.

Parole pour tenir

« Tu ne mettras pas à mort l’innocent ni le juste. »

(Exode 23, 7)

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