Main d’un proche tenant celle d’une personne en fin de vie, lumière douce, soutien silencieux.
Peut-on “aimer” quelqu’un jusqu’à lui donner la mort ?
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Un proche me demande l’euthanasie : ma conscience à l’épreuve du vertige
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Quelles leçons tirer des pays qui l’ont légalisée ?

Certains pays ont légalisé l’euthanasie depuis des années. Leur expérience révèle une réalité dérangeante : une fois la porte ouverte, elle ne se referme plus. Et le glissement est plus rapide qu’on ne le croit.

 

1. La Belgique : un glissement rapide et documenté

Médecin belge regardant un dossier médical, symbole des dérives liées à l’euthanasie

Au fond, la Belgique est le parfait laboratoire pour comprendre comment un système bascule. En 2002, la loi s’occupait uniquement des personnes “en phase terminale”.
Pourtant, il n’a fallu que 12 ans pour qu’en 2014, la loi s’étende aussi aux mineurs.
Et constatons que le nombre d’euthanasies a littéralement explosé : plus de 2 700 cas par an, parfois pour certaines d’entre elles entourés de controverses.

Ainsi, l’euthanasie a été pratiquée sur certaines personnes qui souffraient de dépression sévère et ce, malgré une fragilité psychique manifeste. De plus, de nombreux médecins ont dénoncé le pouvoir qu’il leur était conféré. Ils le jugeaient “excessif” et refusaient d’être transformés en arbitres de la vie et du consentement.
Certains cas soupçonnent même des euthanasies pratiquées dans le but d’accélérer des successions. Cependant, en faisant de la mort un acte médical, les dérives suivent.

2. Consentement fragile et maladie psychiatrique : un terrain miné

En vérité, les pays qui ont légalisé l’euthanasie ont rapidement intégrer, dans les critères d’acceptation, les maladies psychiatriques. Cependant, l’un des symptômes les courants dans la dépression est l’expression d’idées suicidaires? Ces dernières, très souvent, disparaissent si une prise en charge adaptée est mise en place.
Ainsi, faire droit à une demande d’euthanasie alors que le malade est en pleine crise revient à entériner un symptôme. Ne faudrait-il pas d’abord le soigner.
Plusieurs cas sont reconnus par les autorités comme problématiques car le consentement était incertain, contesté, ou impossible à vérifier.
Le glissement éthique est vertigineux : c’est un terrain miné. En effet, cela revient à prendre une décision irréversible sur la base d’un état souvent réversible.

3. Un rouleau compresseur : une fois lancée, la logique ne s’arrête plus

Ainsi, toutes ces lois évoluent toujours dans la même direction, celle de l’élargissement. À l’origine, les demandes ne devaient concerner que des situations extrêmes.
Ensuite de facto, ce sont la solitude, la vieillesse, la détresse psychique, le handicap et enfin la “fatigue de vivre” qui sont visés. Ne s’agit-il pas de rendre “acceptable” ce qui est à l’origine était perçu comme “inacceptable” ?
Pourtant, jamais aucune loi n’a fait marche arrière. Le message implicite devient insupportable : certaines vies sont moins dignes que d’autres.

Personne vulnérable assise seule dans un couloir, évoquant la fragilité du consentement en fin de vie.
Parole pour tenir

« Choisis la vie, afin que tu vives. » (Deutéronome 30, 19)

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