Dans le film Le Temps d’un week-end, la question du suicide traverse l’histoire de Frank Slade, ancien colonel devenu aveugle et persuadé que sa vie n’a plus de sens. Ce film Le Temps d’un week-end sur le suicide et le désespoir raconte la rencontre inattendue entre cet homme blessé et Charlie, un étudiant chargé de veiller sur lui. Ensemble, ils partent passer quelques jours à New York. Le voyage ressemble d’abord à une escapade pleine d’excès et d’humour. Mais derrière ce week-end hors du temps se cache un projet plus sombre : Frank pense que sa vie est terminée.
Dans le film Le Temps d’un week-end, Frank Slade est un ancien colonel devenu aveugle qui n’attend plus rien de la vie. Ainsi, il est coincé dans sa colère et sa solitude. Il engage donc un jeune étudiant, Charlie, pour l’accompagner à New York, mais son vrai projet est caché : il veut s’offrir un dernier plaisir avant d’en finir. Ce film ne raconte pas juste un voyage, il raconte comment une rencontre peut tout changer. On y voit qu’une simple présence peut suffire à redonner le goût de vivre à quelqu’un qui a déjà baissé les bras.
Se sentir comme un poids

Pour cet ancien militaire, la fierté passait par sa force et son autonomie. Une fois qu’il a perdu la vue, il a l’impression d’avoir tout perdu. Il devient agressif et blessant, mais c’est une façade : au fond, il meurt de honte de dépendre des autres. Il exprime cette peur que nous connaissons tous : celle de devenir inutile. Le film montre bien ce moment dangereux où un homme commence à se dire que la mort est la seule sortie honorable parce qu’il ne se sent plus à sa place dans le monde.
La force de rester là
L’étudiant, Charlie, n’a rien d’un expert. Il n’a pas de grands remèdes ni de discours tout faits. Aussi, sa seule force, c’est qu’il ne s’en va pas. Malgré les insultes et la dureté du colonel, il reste là. C’est là que tout bascule. On comprend que face à quelqu’un qui souffre, les explications ne servent à rien. Ce qui compte, c’est de sentir que l’on compte encore pour quelqu’un. Charlie ne donne pas de conseils, il donne son temps et son attention. Et c’est ce lien, tout simple, qui devient une bouée de sauvetage.
Retrouver sa place
Pourtant, Slade ne change pas d’avis parce qu’on lui a fait la morale. Le militaire change parce qu’il voit dans les yeux de Charlie qu’il a encore de la valeur. Il pensait que sa dignité était cassée pour toujours, comme un objet qu’on ne peut pas réparer. Il découvre qu’elle dépend aussi de la façon dont les autres nous regardent. Aussi, en s’attachant à ce jeune homme, le colonel retrouve une raison de tenir. C’est donc la preuve que notre vie ne se résume pas à ce que nous sommes capables de faire, mais à ce que nous partageons avec les autres.

Parole pour tenir

« Portez les fardeaux les uns des autres. »
(Galates 6,2)
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