Mot manuscrit partiellement barré sur une feuille claire, symbolisant la nécessité de clarifier le sens du suicide assisté.
Le suicide « assisté », c’est quoi ?
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Deux mains féminines côte à côte, l’une jeune et lisse, l’autre très âgée et marquée, symbolisant la dignité partagée entre générations.
C’est quoi mourir dans la dignité ?
13 février 2026

La souffrance justifie-t-elle la mort ?

Un des arguments avancés en faveur d’une loi sur la fin de vie est la souffrance : parce qu’une personne souffre trop, elle serait légitimement autorisée à demander la mort. Est-ce vrai ?

1. La souffrance est une réalité

La souffrance est une réalité qui doit être prise en compte. Il ne s’agit pas seulement d’une souffrance physique, mais aussi d’une souffrance, morale, psychologique… Nous sommes tous, un jour ou l’autre, confrontés à la souffrance, ne serait-ce, par exemple, que dans le cas de la perte d’un être cher…

En ce qui concerne la maladie, il peut arriver que la souffrance s’invite jusqu’à prendre des proportions difficilement supportables. Face à cela, il n’y a pas de réponse unique, simplement du fait que chacun est unique. Certains, dans une démarche de foi, offriront leur souffrance pour le monde ou des intentions particulières. C’est une très belle démarche, mais que tout le monde n’est pas forcément prêt à faire.

D’autres chercheront, à juste titre, un moyen pour soulager cette souffrance, sans pour autant demander la mort, car nous sommes des êtres vivants. Dans tous les cas, il est essentiel d’être auprès d’une personne qui souffre, non pour donner des conseils, car souvent la parole est superflue dans ce cas, mais simplement pour accompagner, par notre présence, la personne. C’est ce que fait le personnel soignant avec beaucoup de dévouement.

2. La souffrance peut être traitée

La souffrance n’est jamais une fin en soi. Il existe des moyens de la soulager : c’est l’objet des soins palliatifs. Ils n’ont pas pour but une guérison, mais de permettre à toute personne de garder sa dignité jusqu’au bout. Le problème en France, est que 21 départements ne possèdent pas encore d’unité de soins palliatifs : c’est là où le bât blesse. Plutôt que d’encourager à abréger les souffrances en donnant la mort, il est urgent de développer les soins palliatifs et de faire en sorte que tout le monde puisse y avoir accès.

Une parole pour tenir

« Le médecin utilise les plantes pour soigner et ôter la douleur, le pharmacien en fait des préparations. »

Siracide 38 ;7

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