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Hippocrate contre l’euthanasie : Soigner ou soi-nier ? Le dilemme éternel des médecins

Depuis vingt-cinq siècles, le serment d’Hippocrate guide les médecins : soigner sans nuire. Aujourd’hui, pourtant, certains voudraient y ajouter le droit de donner la mort. Mais peut-on encore parler de soin quand la main qui guérit devient celle qui interrompt la vie ? L’euthanasie touche au cœur même de la mission médicale : accompagner la vie, jamais la supprimer.

Soigner, c’est d’abord servir la vie

Médecin pensif regardant un patient vulnérable, symbole du dilemme entre soigner ou juger la valeur d’une vie.


C’est Hippocrate, médecin et philosophe grec, qui l’affirme clairement :

« Je ne remettrai à personne du poison, même si on me le demande. »
Une phrase simple, mais fondatrice. Elle rappelle un principe essentiel : soigner, mais ne pas tuer.

Ainsi, le médecin n’a pas à décider qui doit vivre ou mourir. Sa mission consiste, inlassablement, à soulager sans supprimer. En effet, le soin repose sur un pacte de confiance : celui qui me soigne n’est pas mon juge, encore moins mon maître. Il est celui qui se tient à mon service.

De plus, un principe demeure non négociable : la vie n’est pas un matériau médical. On ne la manipule pas comme un outil. On s’incline devant elle.

A méditer

« Le médecin doit guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours. »

(Ambroise Paré)

Donner la mort n’est pas un soin

Médecin debout dans un couloir sombre, éclairé seulement par une lumière latérale, symbolisant le risque d’un pouvoir excessif, Hippocrate et euthanasie.

Pourtant, la tentation existe — celle de “raccourcir” l’épreuve au nom d’une compassion mal orientée. Cependant, comment croire que donner la mort efface la souffrance ? Elle efface seulement la personne.

Les médecins qui refusent l’euthanasie ne suivent pas une idéologie. Ils restent fidèles à leur mission : accompagner jusqu’au bout, sans abandonner. En réalité, le débat sur Hippocrate et l’euthanasie révèle un basculement inquiétant : la médecine ne soigne plus, elle juge. Et juger revient à condamner, non à aimer.

Ainsi, soigner, c’est rester du côté de la vie — même quand elle s’éteint lentement.

Parole pour tenir

« C’est moi qui fais mourir et fais vivre. »

(Deutéronome 32, 39)

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