Il est des sujets suffisamment graves pour qu’on fasse attention au vocabulaire employé quand il s’agit d’en parler. Ainsi en est-il pour la loi sur la fin de vie qui est en train d’être discutée : on ne peut pas masquer par des mots une réalité terrible. Quelques exemples pour illustrer le propos.
1. Suicide assisté ou aide à mourir ?
Dans le premier cas, le terme « suicide » n’est pas politiquement correct. Comment peut-on parler de suicide alors qu’on cherche par tous les moyens à le prévenir ? « Chaque suicide est une catastrophe, à l’origine de beaucoup de douleurs ou de traumatismes chez les proches, dit le ministère de la santé) Or, malheureusement, c’est bien de cela dont il s’agit dans le cas présent. Le but énoncé dans ce projet de loi est de donner les moyens à une personne de mettre fin à ses jours en mettant à sa disposition un bouton sur lequel elle n’aura plus qu’à appuyer quand elle voudra partir…
L’aide à mourir ne peut pas se substituer au suicide assisté car ce n’est pas la même chose : il est tout à fait possible d’aider une personne à finir sa vie dans les meilleures conditions, sans pour autant lui donner la possibilité de l’abréger…

2. Délit d’entrave d’aide à mourir
Au nom de la sacrosainte liberté de la personne, on ne peut, sous aucun prétexte, l’empêcher de mettre fin à ses jours. Comment considérer alors les mesures de prévention du suicide ? Si on les prend au pied de la lettre, elles constituent un délit d’entrave d’aide à mourir. Peut-on reprocher à un médecin de vouloir défendre la vie ?
Ce ne sont que deux exemples qui illustrent l’ambigüité des termes et la complexité du débat. Seule la vérité et le respect intégral de la personne peuvent aider à avancer sur ce sujet.
Vous souhaitez réagir ? Venez discuter avec nous par chat’.
Parole pour tenir

Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour donner la vie et un temps pour mourir. »
Qohèleth 3 ;1

pour aller plus loin:






