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Aide à mourir ou euthanasie : simple question de mots ? Quand le langage adoucit l’irréversible

Les mots ne sont jamais neutres.
Ils dessinent le monde, le justifient parfois.
Dire « aide à mourir » au lieu d’« euthanasie », c’est déjà déplacer la frontière du bien et du mal.
Mais quand la parole s’adoucit trop, la conscience finit par se taire.

Changer les mots, c’est changer le regard

Comment faire pour rendre le réel supportable ? Le repeindre !
Mourir ? Non, on dit partir.
Avorter ? Non, on dit interrompre.
Curieuse manière d’anesthésier la vérité que les mots portent en eux !

Le mot euthanasie est en lui-même biaisé.
D’origine grecque (eu, « bon », thanatos, « mort»), il signifiait la mort paisible.
Aujourd’hui, il désigne un geste létal : un être humain posant un choix sur la vie d’un autre.
Il portait la honte de régimes qui ne s’embarrassaient pas des « inutiles ».
Il revient presque tendrement, sous un visage serein.
N’est pas douce la mort que l’on donne.

L’ambiguïté d’une aide qui tue

« Aider à mourir » : c’est beau, débordant de compassion.
Mais aider, est-ce pousser délibérément la personne à sauter dans un vide inconnu, ou plutôt se tenir près d’elle quand la porte de l’inconnu s’ouvrira ?
Rester avec elle, c’est l’accompagner jusqu’au bout, lui tenir la main, soulager sa douleur, et pourquoi pas prier sans être certain de l’issue.
Quand j’aime, je ne souhaite pas hâter la fin.
Quand j’appuie sur l’interrupteur, je romps le lien et je tue la relation qui nous unit.
Vous pouvez changer les mots : c’est toujours le même geste.

Retrouver la justesse du verbe

Les mots sont des frontières entre le réel et le fantasme.
Si vous les faites mentir, ne vous étonnez pas de voir le réel s’effondrer.
Je refuse cette confusion et je choisis la tendresse : je préfère honorer la vie telle qu’elle est.
Ma conviction la plus profonde est que, quand on nomme justement, on fait preuve d’amour.
En choisissant courageusement le mot juste, vous sauverez la lumière.

Parole pour tenir

« Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal. »
(Isaïe 5, 20)

Parlons-en !?

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