Un interdit absolu
Saviez-vous que, dans certains cas, la mort est administrée dans le silence absolu du patient, sans demande, sans consentement, et parfois dans l’absence totale de conscience de sa part. C’est une zone d’ombre qui malheureusement existe.
Il s’agit de l’euthanasie active involontaire qui ne naît pas d’un dialogue ou d’une volonté exprimée mais est imposée de l’extérieur comme une sentence. Nous sommes alors confrontés alors à cette interrogation brutale : quel droit nous autorise à décréter qu’une vie doit s’arrêter sans l’assentiment de celui qui la porte ?
Ici, plus de nuance éthique ou de débat de société. La frontière morale est gravement rompue.
Définition claire
On définit l’euthanasie active involontaire comme le fait de provoquer intentionnellement la mort d’une personne sans son consentement, alors même qu’elle n’a jamais demandé à mourir.
La mort est donnée :
– par un tiers,
– par un acte volontaire,
– en dehors de toute demande explicite ou implicite.
Soyons clairs : ce n’est ni une erreur médicale, ni un arrêt de soins, ni un effet secondaire non recherché. Ici, la mort est ici voulue comme résultat, mais surtout imposée à une personne qui ne l’a pas souhaitée.
Ce qui distingue l’euthanasie active non volontaire, où la mort est donnée en se substituant à une volonté absente parce que la personne ne peut plus s’exprimer, de l’euthanasie active involontaire, c’est que cette dernière consiste à donner la mort en niant une volonté existante, puisque la personne n’a pas demandé à mourir ou aurait refusé un tel acte.

Enjeux humains
Regarder en face cette réalité donne le vertige…
Elle blesse durablement notre conscience car elle révèle un basculement profond :
une vie peut être supprimée sans avoir été jugée digne d’être vécue par elle-même.
En effet, en aucun cas, le silence vaut consentement et on ne peut déduire de l’absence de parole un quelconque accord.
Mais ici, il y a un hic qui grippe l’infernale machine :
la personne n’a rien demandé.
Appréciation morale
L’euthanasie active involontaire introduit une rupture violente et majeure, celle qu’une vie peut être supprimée sans l’accord ou la volonté de celui qui la porte. par conséquent, c’est un principe incompatible avec toute éthique du soin.
Car, aucune compassion ne peut justifier de commettre un tel acte. De même, il n’est nulle situation, aussi douloureuse soit-elle, qui autorise de transformer l’être humain en un objet de décision.
Il est vital pour notre civilisation que cet interdit soit absolu. car, il ne s’agit pas d’être dur mais de comprendre sans cet interdit, aucune protection réelle des plus faibles n’est possible.
Perspective chrétienne
La tradition chrétienne considère qu’un tel acte est une négation radicale et fondamentale de la dignité humaine.
Si je décide de la mort d’un autre, sans sa volonté, je m’arroge alors un pouvoir qui ne m’appartient pas.
La vie humaine ne sera jamais une variable d’ajustement voire un problème à résoudre.
Mais s’opposer viscéralement à l’euthanasie active involontaire, ne signifie pas que l’on ferme les yeux sur la souffrance.
Nul n’a autorité pour supprimer la vie d’un autre, surtout lorsque celui-ci est sans défense.
La protection maximale est indispensable en cas vulnérabilité extrême.

Citation biblique

« Tu ne tueras pas. »
(Exode 20,13)
Invitation au chat’
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